De la scène tauromachique à la scène théâtrale

De nombreuses pièces dramatiques ont vu le jour au cours du XX ème siècle, portant sur le monde des taureaux. Le torero Ignacio Sanchez Mejias, dont nous avons parlé il y a quelques jours, était dramaturge. Il écrivit quatre pièces de théâtre surprenantes et différentes les unes des autres. La première introduit la psychanalyse dans le théâtre espagnol, la seconde intitulée Zaya porte sur le monde des taureaux, la troisième nous introduit dans un univers bourgeois anglais (!) et, pour terminer, la dernière reste inachevée. Vous l’aurez compris, Ignacio Sanchez Mejias nous servira de référent culturel, guidant de la sorte nos aventures en terres de bravoure et de temple. Se trouvant à un splendide carrefour culturel, le torero sévillan représente pour nous une superbe possibilité d’approche de la tauromachie à travers divers axes tels que la littérature, les arts picturaux, les arts scéniques etc…

L’une des quatre pièces dramatiques écrites par Sanchez Mejias, Zaya présente un profond caractère autobiographique. A diverses reprises le monde des taureaux avait été transposé sur les planches d’un théâtre mais il semble que dans cette œuvre, quelque chose vienne interpeler le spectateur (ou le lecteur qui, finalement, n’est autre qu’un spectateur d’une réalisation imaginaire, édifiée à partir des éléments donnés par le dramaturge).

Ignacio Sanchez Mejias parvient à transposer parfaitement les dispositifs de la mort dans son œuvre, cette mort incontrôlable, ingérable et imprévisible, constamment présente lors du combat taurin. Dans notre précédent article intitulé, Ce réel qui menace, nous avions vu que l’œuvre d’art intrigue et captive par ce qu’elle a d’incompréhensible, de poignant et d’innaccessible. C’est certainement ce qu’il y a de plus ingérable et de plus difficile à transposer sur scène, scène qui elle même est un espace ingérable bien que nous désirions le capturer, le dominer et disposer en lui tous les éléments qui le composent. Ce réel qui menace, menace encore de mettre en péril
La tauromachie dépend désormais de l’Institut des Arts Scéniques du Ministère de la Culture en Espagne. Ceci est sans aucun doute, un acte symbolique de grande importance quant à la lecture que l’on pourra en faire. Mundotoro l’a annoncé il y a quelques mois : Si l’accord est signé, un grand pas en avant sera alors réalisé et une analyse nécessaire vous sera proposée sur ces pages.l’œuvre d’art et de faire s’écrouler son fonctionnement.

Images : Représentation du Llanto por Ignacio Sanchez Mejias, par la compagnie Octubre Teatral Peinture de Luis Lopez, « A las cinco de la tarde ».

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