Maria Toledo ou le triomphe de la torería flamenca

 © Maria Toledo
© Maria Toledo

Nouvelle image du flamenco. Un regard perçant et charmeur, noir comme l’éclat d’une pierre précieuse. Une voix diabolique et merveilleuse, à la fois chant de sirène et cri du diable. Fine, élancée, la jeune chanteuse manchega aux boucles dorées María Toledo surgit de l’ombre lentement. Elle traverse la pénombre dans laquelle sont installés les musiciens qui l’accompagnent. Yesli à la contrebasse, Lucky au cajón et David au violon fleurissent les pas de María. Ils la portent jusqu’au centre de la scène avant de s’évanouir lentement dans les bras d’une poignante soleá. Nous la rencontrons dans le cadre du Festival de Flamenco de Nîmes.

María, native de Toledo comme l’indique son nom, emprunte au toreo ce qu’elle admire le plus. La torería marque la manière dont elle a de se déplacer, de s’approcher du public à l’image du torero qui s’approche du taureau. Autre élément taurin, le temple, avec lequel elle gère les mouvements de son corps et les vibrations qui le traversent. La pureté, essence de son expression.

Fervente aficionada, elle revendique sa passion en chantant à Morante de la Puebla une bulería qui, rendant hommage aux toreros, eut un immense succès lors de sa présentation dans le théâtre Lope de Vega de Séville. El Juli, José Maria Manzanares et Julito Aparicio ont, eux aussi, inspiré María.

Apparue en France pour la première fois lors de la corrida Flamenca des Saintes Maries de la Mer, où elle fut invitée à chanter par Diego Carrasco, María se souvient de cette expérience unique : « J’ai eu l’occasion de chanter par Siguiriya, aux Saintes Marie de la Mer, pour Javier Conde et pour Sébastien Castella et, par moments, les corps de ces derniers se contractaient et tendaient comme le font les danseurs de flamenco. Que ce soit au capote ou à la muleta, leurs attitudes ressemblaient  parfois énormément aux attitudes qu’ont les danseurs de flamenco. C’était véritablement génial. » Enfant, elle assistait à la traditionnelle corrida du Corpus, à Toledo. Plus tard, c’est son amie et attachée de presse Elena García Sánchez, inconditionnelle Morantista, qui la convertit peu à peu en aficionada exacerbée. De fait, à plusieurs reprises María Toledo porta de splendides créations taurines réalisées par la marque Aguja de Arte. « Avant,

Zapatos, réalisés par Agujas de Arte

j’étais taurina. Je suis train de devenir Super Taurina, grâce à Elena. Et, sans aucun doute, je deviendrai Ultra Mega Taurina » ajoute-t-elle avec humour.

En explorant de nouvelles formes, en rompant les frontières du flamenco traditionnel, Maria Toledo assure la pérennité de la thématique taurine à sa manière, avec un enthousiasme hors du commun. Vous pourrez retrouver, au mois de mars, l’intégralité de la rencontre dans la revue : Cuadernos de Tauromaquia. Pour découvrir la revue, ou commander un ou plusieurs exemplaires, rendez-vous sur : cuadernostm.com

Cliquez sur les photographies pour les observer en grand format.

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