Evolution

D’une année sur l’autre, les taureaux évoluent morphologiquement et ils deviennent adultes. Nous nous sommes rendus sur les terres d’Aldeanueva pour retrouver les mâles que nous avions vus en 2012. Les clichés présentés ci-dessous mettent en évidence cette évolution, souvenirs d’une intéressante retrouvaille.

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La vallée enchantée de Raboso

Vue de Ciudad Rodrigo, en 1929. Publiée dans le journal « La Esfera ».

Ciudad Rodrigo. Ville noble et vétuste dont les pierres qui ont jauni accueillent dans leurs pores le fer que le temps a oxydé. Posée sur les hauteurs d’un modeste rocher, Ciudad Rodrigo s’est érigée au cours des siècles, à quelques lieues du Portugal, en un temple : celui du taureau. Chaque année, le peuple du taureau se rend, au mois de février, sur les hauteurs du rocher, bravant le froid sec de Castille pour affronter le regard poignant et le souffle embué par la chaleur du corps en fission du taureau.

Le magma de bravoure se répand, invisible et rouge , dans les cœurs des salmantins engourdis par le froid qui fige chaque brin d’herbe, chaque feuille, chaque branche, chaque chêne, qui compacte et disloque en même temps l’unité de l’être et qui cristallise la superficie endormie de la rivière dont les courbes épousent le corps rêche de la cité comme un collier emprunte au corps d’une femme ses lignes, ses signes et sa subtilité.

Le printemps laisse échapper un dernier soupir de fraîcheur avant que celui-ci ne s’échappe, diffus, dévalant les ruelles escarpées de la vieille ville jusqu’à trébucher contre les épaisses murailles médiévales édifiées au XIIème siècle, restaurées au XVIIème, qui cintrent le centre historique.

Bravoure printanière non loin de Ciudad Rodrigo.

Ciudad Rodrigo : Terre de feu

Lieu stratégique, Ciudad Rodrigo a été convoitée par les français et par les anglais lors de la Guerre d’indépendance espagnole. 

Attaque de Ciudad Rodrigo par les français

Théâtre de deux sièges sanglants, le premier, remporté par les français du 26 Avril au 10 Juillet 1810 allait leur permettre de planifier l’invasion du Portugal pour la troisième fois, tout en assurant la domination de l’arrière-pays et le ravitaillement des troupes une fois installées en terres portugaises. Conquérir ce fief allait permettre aux troupes de Napoléon d’envisager une troisième tentative d’invasion du territoire lusitanien. Lors de l’assaut, l’armée espagnole parvenait à repousser les troupes françaises jusqu’à ce que l’artillerie ouvre une brèche, éventre la muraille et mette fin à soixante-seize jours de siège.

Les chasseurs du siège, une troupe française spécialement vouée à assiéger Ciudad Rodrigo

Milicien local défendant Ciudad Rodrigo. Gravure de William Bradford

En 1811, les aventures françaises au Portugal ne s’étaient pas avérées prospères. Masséna n’était pas parvenu à s’installer et son armée s’était considérablement affaiblie. Les britanniques, conduits par le Duc de Wellington qui dirigeait les troupes anglo-portugaises, allait en profiter pour chasser, lors d’un second siège, les français de la forteresse charra. Malgré les victoires importantes d’El Bodón et de Fuentes de Oñoro, Wellington n’était arrivé à conquérir Ciudad Rodrigo. En 1812, il lance l’offensive, profitant des installations réalisées par les français lors de leur première conquête. Après onze jours de bataille, l’armée française capitule et octroie les clés de la ville aux anglais.

Représentation de la bataille de Fuentes de Oñoro

Le Duc de Wellington entre dans  Ciudad Rodrigo. A ses pieds, un soldat français gis sur les hauteurs des murailles de la ville.

Transport du train d’artillerie français, pour attaquer Ciudad Rodrigo lors du premier siège.

Les batailles dont Ciudad Rodrigo et ses environs ont été le théâtre semblent avoir forgé le caractère des habitants de la zone. Le froid hivernal et l’étouffante chaleur estivale marquent l’homme à sa naissance. Elles tracent sur son corps de profonds sillons, tranchées vestiges d’un passé endormi. Elles éclatent la peau, déforment le corps et forgent les cœurs. La nature même et son corps semblent témoigner de la violence que le réel, la vie, la mort, le froid et la chaleur, la nature elle-même et son inconscient infligent au relief, à la terre et à l’eau.

Le printemps d’Aldeanueva

Un novillo d’Aldeanueva attentif aux mouvements de Leonardo, monté à cheval et mayoral de l’élevage.

Lorsque l’on prend la direction de Fuenteguinaldo, on revient sur les pas de ces français qui lutèrent contre les anglais et les espagnols non loin de là, on foule un champ de bataille sans même s’en apercevoir lorsque l’on traverse l’unique ruelle d’El Bodón, et on sent la nature crépiter. Les cours d’eau irriguent l’anatomie du campo charro dont les pores regorgent du sang de ces soldats conquérants. Ils redonnent vie à un corps meurtri. Les arbres se meuvent lentement dans une danse immobile cadencée par le chant allègre et juvénile des oiseaux. La nature se crispe, émue peut-être par cet étrange spectacle, avant que sa peau ne se flétrisse sous les premières grosses chaleurs et ne devienne rugueuse et dure comme la peau de ces anciens qui scrutent au loin leur destin. Ou peut-être celui de leur bétail.

La vallée enchantée de Raboso où paissent les novillos castaños à l’ombre des chênes.

Lorena sourit. Le soleil brille sur ses lèvres, il palpite au fond de son regard. Voilà sept ans qu’elle surveille, nourrit et soigne avec la tendresse d’une mère les taureaux que le vieux Raboso avait introduit dans la vallée : son vallon enchanté. Lorena et son mari sont jeunes, et ils prétendent bien redonner une vitalité à l’élevage d’Aldeanueva. En se promenant entre les herbes hautes de la propriété, Lorena évoque la personnalité de Pepe Raboso. A l’ombre d’un chêne, non loin du petit bassin autour duquel les taureaux se réunissent dès lors que la chaleur impose un petit rafraichissement, elle arrête le moteur du vieux 4×4.

Pepe Raboso

« Pepe Raboso, raconte-t-elle, était véritablement un éleveur unique. Il avait une personnalité et un romantisme sans égal. Souvent, il venait voir ses taureaux qu’il avait achetés à Maria Antonia Fonseca et qu’il avait conduit jusqu’à cette finca. Là, il s’asseyait au pied d’un chêne et il scrutait l’horizon, observant patiemment son bétail. Il était un homme de la terre, un homme qui aimait la terre et ses richesses, un éleveur hors pair. Lors des tientas, il n’utilisait pas le système complexe de notation auquel les éleveurs andalous avaient recours. Non, il notait sur un simple papier à cigarette deux initiales. Soit la vache était approuvée, supérieure, soit elle était destinée à l’abattoir et un R se gravait sur le mince papier. Raboso connaissait son bétail par cœur à tel point qu’il était parvenu à conduire au plus haut niveau ses deux élevages, son premier fer sous lequel il élevait des coquillas achetés en 1952 à Doña Dolores Sanchez Fabrés et l’élevage d’Aldeanueva. Il est, à ma connaissance, le seul ganadero à être parvenu à un tel succès pour chacune de ses ganaderias».

Sur les hauteurs de la propriété, les cuatreños d’Aldeanueva attendent leur heure pour prendre le chemin de l’arène. Leur type est fin, pur et brut.

Les dernières pluies ont soulagé les vallées desséchées depuis presque une année et, avec elles, les éleveurs qui commençaient à sombrer dans un inquiétant pessimisme. Le soleil fait toujours frémir les éleveurs durant les longues et étouffantes nuits d’été. Les yeux rivés vers le ciel étoilé, ils attendent, sans grand espoir, le passage d’un nuage salvateur.

Utrero d’Aldeanueva

Alors, le crépitement des herbes sèches froissées par les pas des géants badauds qui déambulent en silence vient chatouiller l’ouïe de l’homme à demi endormi. Pour l’heure, les taureaux profitent d’une herbe abondante. A cette époque de l’année, Lorena et Leonardo rétablissent une alimentation naturelle. Les compléments alimentaires que le pienso apporte viendront suppléer l’herbe dans quelques semaines, lorsque les premières chaleurs auront teinté le paysage d’un or satiné, plus ou moins terne, selon le moment de la journée, selon l’inclinaison du soleil.

Taureau colorado oscuro du Raboso divaguant au milieu pierres de granit qui, ça-et-là, rencontrent le museau humide de l’animal.

Cinqueño grand et « destartalado » d’Aldeanueva

Fruit du hasard ou génie ? 

Si le temps donna raison à José Matías Bernardos « Pepe Raboso » et démontra qu’il était un éleveur unique, il semble que le succès acquis par le ganadero charro avec son nouveau fer d’Aldeanueva fut, en premier lieu, le fruit d’une simple coïncidence. En effet, rien ne semblait indiquer qu’il allait se lancer dans une aventure parallèle : les coquillas que Raboso lidiait avec le fer en forme de point d’interrogation renversé avaient du succès auprès des aficionados et des toreros. Cependant, « Pepe Raboso » était un homme bon, il était ami de ses amis et prêtait fréquemment ses sementales à ceux-ci. Domingo Fonseca, héritier de la ganaderia de Maria Antonia Fonseca, qui était allé chercher un lot de vaches chez Juan Pedro Domecq y Diez, devait de l’argent à son ami José Matías Bernardos.

Vache et añojo d’Aldeanueva

Afin de rembourser ses dettes, Domingo proposa à son ami un lot de cinquante vaches non tientées desquels il allait débuter une nouvelle aventure, celle d’Aldeanueva, et qui allaient lui permettre d’élaborer la base solide d’un élevage qui parvint, en quelques années seulement, à se situer parmi les meilleurs élevages de l’époque. Domingo Fonseca n’ayant de sementales à sa disposition, il offrit un sobrero qui n’avait été lidié à Barcelone. Haut, grand et relativement mal proportionné, ce semental donna d’excellents produits une fois entre les mains de Pepe Raboso. Il apporta classe, bonté et douceur que l’on retrouve aujourd’hui chez les Aldeanueva contemporains. Leur manière de se livrer dans la muleta, de placer la corne dans les plis de la cape, diffèrent de celles qu’ont leurs cousins andalous. Plus haut, et donc moins fins dans leur charge, moins subtils, les Aldeanuevas que l’on retrouve par exemple chez El Pilar, s’ils sont doux, apportent, de par leur corps, une certaine esthétique aux faenas, esthétique qui leur est spécifique.  

Mères de la bravoure d’Aldeanueva

Pureté et stabilité chromatique

           Les vaches d’Aldeanueva protègent leurs progénitures des premiers rayons de soleil de la journée, elles les accompagnent à l’ombre des chênes. Les noir et roux de leur pelage pigmentent la marée d’herbe verte qui recouvre le vallon. Les pelages châtains sont plus ou moins foncés.

Ici, le Domecq de Salamanca n’arbore pas les pelages si divers que l’on retrouve dans les ganaderias andalouses d’origine Juan Pedro Domecq y Diez pour une bonne raison : le bétail acheté par Pepe Raboso à Maria Antonia Fonseca provient des rames du Conde de la Corte de Ramon Mora Figueroa que possédait Juan Pedro Domecq y Diez, bien avant que celui-ci n’introduise un semental qui changea le cours de l’histoire, le fameux Lancero. Celui-ci était né d’une alchimie réalisée par Alvaro Domecq qui croisa un étalon de la maison (Domecq), nommé Catalejo, avec une vache acquise auprès de Carlos Nuñez, Lancera. La progéniture issue de cet ingénieux croisement vint métamorphoser la morphologie et le comportement du taureau de Torrestrella, les animaux acquérant de la sorte une longueur de charge et une profondeur qu’ils n’avaient auparavant. Discrètement, Álvaro Domecq prêta ce semental à tous ses frères, dont Juan Pedro Domecq y Diez, en échange de Desgreñao et de Gusarapo, ce qui saupoudra dans les années 1960 et 1970 une grande partie du cheptel de cette bravoure atypique et vint modifier les robes des taureaux de Juan Pedro Domecq, apportant une indéniable variété aux pelages, variété que l’on ne retrouve pas chez les Fonseca de Salamanca puisque l’achat des bêtes par la famille Fonseca se fit avant ce croisement.

La différance et la logique du supplément

             Aujourd’hui, les taureaux de Torrestrella, de Juan Pedro Domecq et d’Aldeanueva n’ont plus grand-chose en commun si ce n’est un tronc qui ne cesse de voir germer des branches aux morphologies différentes, sans parler de celles issues d’une greffe. A chaque nouvelle pousse, une nouvelle forme, une nouvelle direction.

Semental castaño en garde, élancé et fin, d’Aldeanueva

Parler d’encaste devient donc un véritable casse-tête car, si le propos a une certaine légitimité historique, organiquement, c’est-à-dire morphologiquement et comportementalement, il est impossible de classifier dans une structure ces éléments hétérogènes et instables que sont les élevages de taureaux braves. Parler d’encaste Domecq reviendrait à disposer dans une même case les élevages précédemment cités, et cela n’a aucun sens, tout comme parler d’encaste Raboso relèverait du non-sens. De fait, si l’on observe le taureau élevé actuellement par Moises Fraile, propriétaire de l’élevage d’El Pilar, on remarquera qu’il n’est pas semblable en tous points à l’animal élevé par José Matias Bernardos. En effet, chaque éleveur, de par la cohérence de ses choix, donne une certaine inclinaison à l’évolution de la morphologie et du comportement de son cheptel, en sélectionnant un type de taureau spécifique, en adéquation avec ses goûts, avec ses désirs. Ainsi, il est facilement compréhensible la phrase communément répétée qui stipule que le taureau ressemble toujours à son propriétaire.

Haletant, le semental récemment choisi par reata et pour sa morphologie, observe l’intrus.

Dans une intéressante étude publiée en 1958, Cesáreo Sanz Egaña démontre que toute évolution dans la sélection du comportement du taureau, au niveau psychique, entraine une évolution au niveau de la morphologie de l’animal. A chaque fonction, le corps s’adapte pour se mettre en activité et actualiser ainsi la fonction. Alors, la sélection que réalise chaque éleveur modifie plus ou moins la matière première, sa structure, afin de privilégier certaines fonctions sur d’autres qui se verront plus ou moins inhibées. Toujours, l’équilibre organique est retrouvé grâce à ce rééquilibrage naturel. Le taureau reste taureau, mais sa fonction diffère de la fonction originelle.

Les modifications apportées par chaque éleveur créent donc une différence avec la matière première, brute, originelle. Il modifie, à un degré plus ou moins élevé, une ou plusieurs fonctions constitutives de l’animal. En ce sens, il apporte ce que Jacques Derrida nomme la différance, lorsqu’il écrit De la grammatologie. Cette différance est supplément par rapport à l’origine, par rapport à la nature originelle de l’animal.  

Alors, si la différance est générée, cultivée et protégée par l’éleveur, et non pas par l’encaste, il convient plutôt de parler « du taureau de tel éleveur » plutôt que de parler d’encaste. Ainsi, l’on associera à une (ou plusieurs) morphologie(s) et un (ou plusieurs) comportements, une personnalité.

Le succès de l’œuvre de Pepe Raboso, dans son aventure avec le fer d’Aldeanueva, résida en sa capacité à générer une différance fonctionnelle efficace en apportant aux Fonsecas une bonté et une douceur qui semblait ne point correspondre à la morphologie du semental acquis, évoqué un peu plus haut, un sobrero embarqué Barcelona et resté à l’écart à cause de sa morphologie désagréable.

Quand l’anecdotique enraye l’histoire

Pedrés et Pepe Raboso« Pepe Raboso » était un homme de convictions. Alfonso Navalón dresse un magnifique portrait de l’humble ganadero salmantin dans son article Un éleveur sans chapeau. Il raconte plusieurs anecdotes succulentes, toutes convergeant vers une seule et même conclusion : Pepe Raboso était un homme à part, unique en son genre. Alors que de nombreux éleveurs se laissent influencer par les toreros vedettes lors des sélections, Raboso se démarquait de ses confrères en dirigeant de main ferme les tentaderos.

Taureau de La Interrogacion, d’origine Coquilla

Cependant, malgré la sagesse qui était la sienne, Raboso n’était pas infaillible. En 1960, José Matías Bernardos invite Luis Segura, torero intimement lié à l’élevage puisqu’il triompha en 1957 face au taureau Petaquilla, à participer à une tienta de mâles. Sort du toril le numéro 33, d’origine Coquilla, portant le fer de La Interrogación. A la pique, il  charge à dix-neuf reprises et renverse le cheval puis dans la muleta de Luis Segura il se révèle être âpre, lequel se voit à plusieurs reprises envoyé au sol, piétiné et malmené par l’animal. Contre l’avis de tous, et en particulier contre celui de Luis Segura, Pepe Raboso décide d’approuver le taureau et de lui permettre de couvrir un lot de vaches. Deux années plus tard, à quelques heures de s’envoler pour le Mexique où il devait faire campagne, Luis Segura se rend à Cilleruelo pour y tienter plusieurs vaches. Celles-ci sont toutes aussi exécrables les unes que les autres. Alors, entre deux séries, Luis lève les yeux vers le balcon sur lequel se trouvait Pepe Raboso et il lui demande : « Pepe, n’est-ce donc pas une fille du 33 ? », lequel répondit affirmativement en hochant la tête. Quelques semaines plus tard, une novillada lidiée à Barcelone confirmait le mauvais choix de l’éleveur salmantin. Six novillos arrêtés et dangereux. Une erreur de jugement, ou une intuition ratée, et l’ensemble de l’œuvre d’un ganadero peut s’effondrer.

Pepe Raboso, Martinez Pedrés et Mariano Cifuentes

Retrouver son souffle

A la mort de Domingo Bernardos «Rabosín», fils de José Matias Bernardos “Pepe Raboso”, la ganadería d’Aldeanueva s’est quelque peu retrouvée orpheline. Depuis, la veuve de « Rabosín », Argentina Ramos Sánchez tente, avec l’appui de sa famille, de remettre le bateau à flot. Ses idées sont claires : conserver la toréabilité du taureau et développer la fonction « transmission » afin d’adapter le taureau quelle élève aux exigences contemporaines.

A travers l’élevage d’El Pilar, Moises Fraile, tout en achetant une part importante de l’élevage d’Aldeanueva, est parvenu à créer un taureau quelque peu différent à celui que l’on retrouve aujourd’hui dans les enclos dessinés par le vieux Raboso. Un peu plus haut et un peu plus fin, le taureau d’El Pilar résiste mieux à la modernité et à ses attentes. La passion des jeunes mayorales devrait permettre à Aldeanueva de retrouver l’aura qui était le sien dans le dernier tiers du siècle dernier.