L’incroyable héritage du Castañar

            Il est des terres uniques où, lorsque l’on se promène sur les sentiers de celles-ci, lorsque l’on respire, on sent frémir dans notre gorge puis dans nos poumons toute son histoire. Et quelle histoire allons-nous conter aujourd’hui ! La semaine dernière nous évoquions la fabuleuse histoire de la dynastie des Chorlitos que l’on retrouve dans l’élevage du Conde de Mayalde. Cette évocation n’était que le point de départ d’un voyage à travers l’histoire de la noblesse castillane qui nous conduira, désormais, à découvrir les incroyables anecdotes dont regorge la propriété du Castañar, terres sur lesquelles sont nés les taureaux qui seront lidiés dans les arènes d’Arles le 7 avril prochain.

La légende de Garcia del Castañar

           Lorsque l’on se promène entre les lots de vaches qui paissent aujourd’hui sur les terres du Castañar, il semble que l’on entende au loin, le galop d’un cheval. Etrange souvenir d’un temps que l’on ne connaitra jamais, celui où les nobles parcourraient les immenses étendues de Castille, une lance sous le bras, poursuivant les taureaux braves. Les combats menés par les nobles ont profondément marqué l’imaginaire collectif à tel point que l’on retrouve au XVIIème siècle une métaphorisation de l’exercice chevaleresque dans le langage populaire. Ainsi, employant cette métaphore du noble poursuivant vaillamment un taureau brave, Don Francisco de Rojas Zorilla, dramaturge né à Tolède au début du XVIIème siècle, évoque le courage d’un certain García del Castañar dans sa plus célèbre pièce de théâtre, intitulée : Del rey abajo, ninguno. Presque quatre siècles avant que les premiers taureaux braves ne soient élevés sur les terres du Castañar, lorsque Jose María Finat y Escriva de Romani, Maire de Madrid et grand père de l’actuel Conde de Mayalde, créait son élevage, Francisco de Rojas voyait en la vaillance de Garcia del Castañar une scène de tauromachie chevaleresque. Curieuse prémonition de ce qui allait se concrétiser dans les années 1960 ou simple coïncidence ? 

           L’œuvre de Francisco de Rojas Zorilla décrit l’incroyable richesse du Castañar avec une telle précision qu’il est fort probable que celui-ci ait eu l’occasion de visiter la propriété. Certains documents attestent de son intention d’acheter cette propriété qui le fascinait. Il la décrit de la sorte :

Ruines du Couvent de Cisneros

A cinq lieues de Tolède,

Votre cour et ma patrie,

Se trouve une propriété,

Dans laquelle vit un paysan,

Que l’on appelle el Castañar,

Qui se trouve dans les montagnes,

Et qui fait partie des anciennes possessions

De l’Espagne impériale.

En son cœur se trouve un couvent,

Situé au pied d’une montagne froide (…)

Sans aucun doute, Del rey abajo, ninguno est une oeuvre singulière car, si elle décrit avec précision le Castañar, elle met en lumière un autre lieu incroyable : Le couvent franciscain du Castañar dans lequel s’était retiré le Cardinal Francisco Jiménez de Cisneros, aux pieds des monts de Tolède, afin de trouver un paix spirituelle et une certaine tranquillité.

Le Cardinal Cisneros et l’isolement du Castañar 

Le Cardinal Jiménez de Cisneros, supervisant la construction de l'Hopital de la Caridad d'Illescas

Portrait du Cardinal Cisneros

              Aujourd’hui en ruines, le couvent, fondé en 1415 par Juana de Palomeque et Juan Ramirez de Guzman, propriétaires du Castañar, a hébergé durant plusieurs années celui qui allait lancer en Espagne la Réforme de l’église catholique, visant de la sorte à ce que l’ordre religieux soit respecté avec plus de sérieux, comme le fit Richelieu en France. Personnage clé de la Renaissance espagnole, si Jiménez de Cisneros rendit célèbre le couvent du Castañar, il fut aussi l’un des proches conseillers d’Isabelle la Catholique et il fonda l’importante Université d’Alcala de Henares.

           Le couvent, appartenant aujourd’hui au Marquis de las Almenas, oncle de Rafael Finat, Conde de Mayalde et propriétaire de l’élevage du même nom, diffusa durant près de quatre siècles et demi une idée très marquée de la réussite, grâce à la robustesse de l’homme, la région montagneuse obligeant à une vie austère, et au respect des règles catholiques qui, si elles contraignaient le corps, permettaient de voir l’âme sauvée.

Restes du Couvent de Cisneros

Cet isolement rendait très difficile l’accès au couvent. Ainsi, on retrouve des récits relatant les parties de chasse au cœur du Castañar auxquelles assistait le roi Carlos III. Ce dernier, en 1781, devait être accompagné de plus de soixante soldats, sans quoi il ne pouvait emprunter des chemins obstrués par d’innombrables jonchements de branchages. Le carrosse du Roi ne pouvant se frayer un chemin, celui-ci devait loger dans un palais situé à Cuerva, un village attenant à la propriété. La nuit, de nombreux loups menaçaient d’attaquer le cortège, ce pourquoi il fallait que le Roi soit logé dans un endroit certain.

Mort du cardinal Cisneros

L’étonnante rencontre

Monteria au Castañar

          Les monts immenses, qui constituent une grande partie de la propriété du Castañar, ont toujours été, et le sont encore, le lieu de parties de chasses, ces fameuses monterías. Dans les années 1950, alors que le Conde de Mayalde, Jose Maria Finat y Escriva de Romaní était Maire de Madrid, il invite le prince, futur roi d’Espagne, Juan Carlos I, à participer à une montería sur les terres du Castañar. C’est un personnage étonnant qui raconte cette montería, Francisco Navarro Santafé.

           Francisco Navarro Santafé, auteur de l’Ours devant lequel tout touriste se fait photographier et que l’on peut observer sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, fut un sculpteur qui dans les années 1950 enseigna au sein de l’Ecole de Frabrique Officielle de Céramique. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Francisco Navarro Santafé eut une relation étonnante avec le Maire de Madrid.

Sculpture de l'Ours

Lors d’une visite du Maire à l’Ecole de Frabrique Officielle de Céramique, Jose Maria Finat y Escriva de Romani, Conde de Mayalde et grand père de Rafael Finat, découvre avec quelle justesse Francisco Navarro est capable de réaliser des bustes, à tel point qu’il va, lors d’une seconde visite, demander à l’artiste de réaliser le buste de sa femme : Casilda de Bustos y Figueroa, duchesse de Pastrana. Surpris par la qualité de l’œuvre, le Conde de Mayalde remercia chaleureusement l’artiste avant de lui faire une grande surprise, à quelques jours de Noël. En fin de journée, alors que le modeste sculpteur achevait son travail, quelqu’un frappa à la porte. On lui demanda s’il était bien Francisco Navarro Santafé, ce à quoi il répondit de manière affirmative. Un homme lui offrit alors une corbeille immense, contenant du champagne Pomeri, deux jambons de Jabugo, des bonbons, des turrones, des liqueurs, du vin et deux boites de Havanes.

Buste de l’épouse du Conde de Mayalde, Maire de Madrid, réalisé par Francisco Navarro Santafé

Pour Santafé, qui durant toute sa vie n’avait jamais goutté de jambon Jabugo, un tel présent était insensé. A tel point qu’il offrit 50 pesetas à l’émissaire dépêché pour l’occasion, pourboire qu’il n’aurait jamais imaginé donner un jour, lui qui avait un salaire si modeste.

         Quelques semaines plus tard, en réponse à la lettre de remerciements écrite par Francisco Navarro, le Conde de Mayalde invitait l’artiste à séjourner le temps d’un week-end dans le château édifié quelques années auparavant par le Maire de Madrid sur les terres du Castañar. A partir de ce moment, Francisco Navarro se lia d’une profonde amitié avec le Conde de Mayalde.

Invitation, envoyé par les Conde de Mayalde à Francisco Navarro Santafé

Palais d’El Castañar. Carte postale étonnante sur laquelle Francisco Navarro Santafé précise dans quelle chambre il a dormi.

La Statue équestre du Vicomte de Rias

Francisco Navarro, réalisant la Statue du Vizconde de Rias, fils du Conde de Mayalde

Le 25 Février 1955, alors que le sculpteur séjournait chez les Mayalde, un terrible évènement marqua profondément la famille et Francisco Navarro : le décès du fils ainé de Jose Maria Finat y Escriva de Romani, Rafael Finat y de Bustos. Emportés par les eaux du fleuve Tajo, Rafael Finat y de Bustos et son cousin le Marquis de las Asprillas, furent retrouvés après plusieurs jours de recherche. Ce décès précipité fit que Jose Maria de la Blanca Finat, second de la fratrie, hérita du titre de Conde de Mayalde.

Francisco Navarro raconte que lors d’une visite au Castañar, la Marquise de Corvera, épouse du Conde de Mayalde, en parcourant l’écurie de la propriété avec le sculpteur, lui montra le cheval préféré du fils disparu, un certain Apollon. La nuit durant, Francisco Navarro ne réussit à fermer l’œil que très tard. Lorsqu’il le put, il crut voir le jeune homme décédé à cheval sur Apollon. Il décida alors de sculpter cette image afin de l’offrir aux Conde de Mayalde. Il le raconte de la sorte :

                « C’est précisément lorsque j’ai terminé de modeler la statue équestre du jeune Marquis que sont apparus les cadavres des deux cousins. Nous sommes alors tous allés sur les lieux de la découverte et là, on les vit, sortis du fond de l’eau grace à une grille de fer, recouverts de boue et d’algues. Je me suis moi-même approché afin d’entrevoir un détail du visage, mais ils étaient tous deux défigurés. Le Conde s’inclina gravement devant celui qui, selon les dires des policiers, était son fils, dans le but de le reconnaitre à travers la boue qui le recouvrait. Une médaille en or représentant la vierge du Castañar pendait au bout d’une petite chaine, détail qui permit au Conde de Mayalde de reconnaitre qu’il s’agissait de son fils. Il prit la médaille entre ses mains et il dit avec stoïcisme : « c’est bien lui ». Son air grave m’impressionna. Pas une seule exclamation ; pas une seule larme.

Buste du Conde de Mayalde, réalisé par Francisco Navarro

L’enterrement eut lieu. Quelques jours plus tard, les Condes de Mayalde s’en allèrent en voyage en Jordanie, invités par le Roi de ce pays. Cependant, lorsque je leur ai offert la sculpture du Fils monté sur son cheval Apollon, en voyant la statue de son fils, le Conde se mit à pleurer, sans qu’il ne parvienne à contenir son chagrin. »

Cette histoire symbolisait cette amitié profonde entre le Maire de Madrid et un artiste qui, sans le premier, n’aurait jamais pu vivre ce qu’il vécut. Quelques temps plus tard, Francisco Navarro réalisait une sculpture de la Virgen de la Blanca, vierge qui avait réalisé tant de miracles au sein du couvent Castañar, et que l’on retrouvait gravée sur la médaille du jeune défunt.

Arbre généalogique de la famille du Conde de Mayalde

L’Héritage de la princesse d’Eboli

Portrait de la princesse d'Eboli

Si nous avons évoqué plus haut l’histoire du Cardinal Jiménez de Cisneros, nous n’avons pas parlé de son amitié avec le grand Cardinal de Mendoza. Il est le père de l’une des femmes les plus étranges et fascinantes de l’Espagne du siècle d’Or, la Princesse d’Eboli.

Ana de Mendoza de la Cerda, Princesse d’Eboli, a inspiré de nombreux romans et films. Elle fut la première duchesse de Pastrana, titre que porte aujourd’hui le père du Conde de Mayalde, José Maria de la Blanca Finat y Bustos. La princesse d’Eboli, qui portait un bandeau sur un œil, est connue pour avoir organisé l’assassinat d’un certain Escobedo, conseillé de Don Juan de Austria, fils de l’empereur Carlos V et frère du Roi d’Espagne Felipe II. Après avoir tenté de l’empoisonner à trois reprises lors de repas donnés dans la Finca « La casilla », appartenant à Antonio Perez, un des conseillers intimes du roi Felipe II, la princesse d’Eboli et Perez décident de l’éliminer le 31 MARS 1578, en le faisant assassiner à quelques pas de la maison de la princesse.

Palais des Ducs de Pastrana à Guadalajara, dans lequel fut enfermée la princesse d'Eboli jusqu'à sa mort

Le roi Felipe II, qui avait invité Rui Gomez de Silva, noble portugais, Prince d’Eboli et Duc de Pastrana, à se marier avec Ana de Mendoza, se rendit compte de la trahison de la princesse d’Eboli, il la fit arrêter et la contraint à terminer sa vie enfermée dans son palais, le palais des ducs de Pastrana, situé à Guadalajara. Par ailleurs, il se dit que la Princesse se penchait une fois par jour à une fenêtre du palais, durant une heure, afin de profiter de la lumière du jour, d’où le nom attribué à la place située au pied de cette fenêtre : la plaza de la Hora (la place de l’heure).

C’est au cours du XIXème siècle qu’un juge attribua le titre de Duc de Pastrana à la famille de Marquis de Corverá, dont Rafael Finat Riva, actuel conde de Mayalde, est descendant.

Un homme hors du commun

Gouvernement du Conde de Romanones, Arrière-Arrière-Arrière-grand-père du Conde de Mayalde

Si le grand-père de Rafael Finat Riva fut Maire de Madrid dans les années 1950, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de celui-ci occupa, lui aussi, ce poste dans les années 1900. Alvaro de Figueroa y Torres, Conde de Romanones, fut un homme politique de premier plan, un homme incontournable du paysage politique espagnol du début du XXème siècle. Il fut 17 fois ministre, trois fois président du conseil des ministres sous Alfonso XIII et président du Sénat.
Il maria sa fille, Casilda Figueroa y Alonso Martinez (petit fille du grand homme politique Alonso Martinez) avec Rafael de Bustos y Ruiz de Arana, Duc de Pastrana, fils du Marquis de Corvera qui venait d’hériter du titre de Duc de Pastrana. Tous deux eurent une fille, Casilda de Bustos y Figueroa, qui se maria avec Jose Maria Finat y Escriva de Romani dont nous avons longuement parlé au cours de cet article.

Cette incroyable histoire se retrouve aujourd’hui fédérée au cœur des fameuses terres du Castañar de Cisneros. Au pied des chênes centenaires aujourd’hui protégés, sont nés les taureaux qui samedi prochain fouleront le sable des arènes d’Arles. Leur souffle puissant portera, à n’en pas douter, l’histoire extraordinaire des terres du Castañar et celle des Ducs de Pastrana.

Coucher de Soleil sur le Castañar

La richesse de la dynastie Chorlito

Photographie Estela Sanchez

El Castañar, construit par Jose Finat.
Photographie Estela Sanchez

                    On évoque fréquemment le nom de dynasties de toreros. Tantôt les Silveti, tantôt les Bienvenida… Rarement, ou de manière plus latente, les familles importantes de taureaux (reatas) sont révélées par les éleveurs. Or, elles sont la source d’une richesse unique. Parmi elles, la famille des Chorlitos, que l’on retrouve chez le Conde de Mayalde, semble s’être emparée des épopées seigneuriales singulières qui se sont déroulées sur les terres du Castañar et que nous évoquerons la semaine prochaine dans la deuxième partie de ce reportage. Là même où celui qui fut maire de Madrid jusqu’en 1965 dressa son château, Jose Finat, Conde de Mayalde, de Finat et de Villaflor, Marqués de Terranova, Maestrante de Ronda, naissent aujourd’hui les progénitures des Chorlitas.

                   Dimanche 12 septembre 2011. Arènes d’Arles. Le soleil vient de disparaitre derrière la grande tour-ouest des arènes. Le froid commence à parcourir la surface de l’édifice. Déboule à toute allure, tête baissée, le taureau du Conde de Mayalde, Chorlito-2. Bas, fin et puissant, sérieusement mais bien armé, l’exemplaire porteur de la devise marron et rouge vient représenter l’élevage de Toledo lors de la corrida concours traditionnelle. Il rencontre un autre tolédan, David Mora, tout juste auréolé de son récent triomphe madrilène.

                   

                   Dans les corrales de Gimeaux, Chorlito-2 présentait un aspect à la fois sérieux et doux. Tête constamment baissée, regard luisant mais suave, il laissait présager d’excellentes choses. Une fois en piste, il s’exprima avec une bravoure vive et allègre. Il déploya son coup avec générosité et classe dans la cape de David Mora. Sous le cheval, il trompa une partie du public. Chargeant avec la conviction d’un projectile sur le peto du cheval, à contra-querencia, à quatre reprises, il mit les reins avant de sortir seul. Certains aficionados interprétèrent cela, à tort, comme étant un manque de bravoure. Il démontra lors de la faena, qu’il était une source inépuisable d’une bravoure torrentielle.

Chorlita-651, mère de Chorlito-2 lidié à Arles

                   Chorlito-2 est né sur les terres du Castañar. Au pied des monts de Tolède, Mazarambroz, un petit village anciennement traversé par une voie romaine qui conduisait jusqu’à la capitale de la région. Fils de Chorlita-651, qui possède un pourcentage minoritaire de sang Contreras, et d’Escultor-5, fils du semental Taponero-118 d’El Ventorillo (pur Juan Pedro Domecq), Chorlito-2  offrit au Conde de Mayalde la possibilité de lidier dans les arènes d’Arles lors de la prochaine féria de Pâques.

                   Si aujourd’hui Escultor-5, qui fut un grand semental, est mort, un autre Chorlito-44 couvre les vaches. Il est le père d’une partie des prochaines camadas de la ganaderia de Tolède. Espérons qu’il transmette à ses progénitures la bravoure qui caractérise sa dynastie.

ESCULTOR-5
Père de Chorlito-2 lidié à Arles

Escultor-5 et une femelle du Conde de Mayalde

Chorlito-44, Semental du Conde de Mayalde

Samedi 7 avril 2012, un des cousins du taureau lidié en septembre par David Mora sera lidié dans ces mêmes arènes d’Arles. Nous découvrirons l’ensemble de la corrida qui sera combattue dans l’amphithéâtre arlésien la semaine prochaine.

Chorlito-55 qui sera lidié à Arles en Avril

Chorlito-55

Chorlito-55 et ses frères de camada

De campo por Toledo : Notes de voyage

Cathédrale de Toledo

        Tolède, princesse posée sur un caillou. La ville impériale, qui accueillit le règne de Carlos I au XVIème siècle. Tolède, la ville des trois cultures. Maure, Arabe et chrétienne, Tolède est majestueuse. Non loin d’elle, ses monts dans lesquels sont nichées quelques-unes des ganadérias de taureaux braves les plus importantes du panorama actuel.

Sur les chemins de la gloire : Paco Medina et son invention El Montecillo

        Au pied des monts qu’il connait par cœur, Paco Medina supervise les travaux d’aménagement des corrales attenants à la placita de tienta. Inventeur surdoué, de la ganaderia d’El Ventorillo (que nous visiterons demain) qu’il a vendue à Fidel San Roman, Paco Medina a construit sa nouvelle ganaderia (El Montecillo) à partir de 60 vaches de son ancien élevage puis en récupérant quelques vaches sans tienter, filles de celles qu’il avait vendu à plusieurs ganaderos castillans (au Conde de Mayalde, à Sotillo Guttierez).

Taureaux d'El Montecillo pour Madrid

Opération intelligente, puisque cela lui a permis de rafraîchir son élevage tout en appliquant lui-même ses critères de sélection lors des tientas postérieures réalisées dans la finca El Montecillo. Nous présenterons prochainement, à l’occasion d’un reportage thématique les taureaux spectaculaires du Montecillo qui seront lidiés cette année à Madrid et dans une arène des Choperas (certainement Santander).

Taureau de Montecillo pour Madrid

Coucher de soleil sur El Castañar

L’or de Tolède

Le soleil se couche sur El Castañar. Les vaches issues du croisement Contreras-Ventorillo sont éclairées d’une lumière splendide qui donne un aspect unique à la scène. Au fond, la chapelle de la propriété coupe l’horizon. Sur la droite, le château construit par José Finat, ancien maire de Madrid, brille intensément, entre les pins qui l’entourent.

        

Rafael Finat, actuel Conde de Mayalde et ganadero fait le tour de sa camada de vaches. Le novillo sardo, provenant directement de la lignée de Ventorillo (Juan
Pedro Domecq) récemment tienté par Uceda Leal couvre ses premières vaches. A l’occasion de ce reportage, nous découvrirons l’environnement dans lequel Rafael Finat élève ses taureaux ainsi que l’histoire du fameux Chorlito lidié dans les arènes d’Arles en Septembre 2011, qui remporta le prix du meilleur taureau.

Nous découvrirons ses frères de père avant de présenter la corrida qui sera lidiée dans les arènes d’Arles lors de la prochaine féria de Pâques.

Demain, nous nous rendrons sur les terres de Los Yébenes afin de découvrir la camada d’El Ventorillo. A très bientôt pour de nouvelles notes de campo.

Coucher de soleil chez le Conde de Mayalde. Chapelle en fond